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faune du jardin

Un p'tit nid...

6 Mars 2021 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

À qui?

À qui?

Un p'tit nid tout mignon...

Découvert lors du nettoyage, au jardin, dans la "forêt" de Robiniers faux-acacia.

Bien installé entre les branches d'une aubépine et bien à l'abri des regards.

Un nid minuscule, qui, d'après mes recherches serait celui du Chardonneret élégant.

Un petit oiseau bariolé faisant partie de l'espèce des passereaux. Et, si c'est bien de lui qu'il s'agit car la recherche fut ardue, il figure sur la liste rouge des espèces menacées en France.

Chardonneret élégant

Chardonneret élégant

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La bête noire... Fin

16 Septembre 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

La bête noire... Fin
De la bête rousse à la bête noire.
Six mois ont passé…

6 mois de vadrouilles nocturnes parmi les chênes, sous la conduite de la Laie.

6 mois à fouiner dans les feuilles mortes, à se poursuivre comme de jeunes fous, à se mordre la queue, à piauler de douleur puis à s’aplatir, terrorisés, ventre contre terre, lorsque maman pousse, en guise de rappel à l’ordre, un grondement terrible qui vous fige le sang dans les veines.

Et pendant tout ce temps, sans même le savoir, on grandit. La jolie livrée rayée a disparu ; le corps est maintenant recouvert de longues soies raides couleur de terre. Adieu, petit porcelet des bois ! Tu es devenu ce que les chasseurs nomment une bête rousse

6 mois encore et le jeune sanglier fête son 1er anniversaire.

La bête rousse a encore poussé et son pelage est à présent devenu tout noir. Du coup, l’animal perd le droit de s’appeler bête rousse et prend le titre de bête de compagnie. Cela veut dire que, cette année encore, (et peut-être l’année prochaine lorsqu’il sera devenu « ragot ») il restera dans la compagnie dirigée par sa mère, laquelle (toutes nos félicitations !) promène depuis peu une nouvelle ribambelle de marcassins en livrée…

Vieille Laie en tête, bêtes de compagnie, puis bêtes rousses et marcassins de l’année, le tout escorté de quelques ragots : la voilà la compagnie des bêtes noires !...

Et les années s’alignent.

À l’âge de trois ans, le ragot dont les défenses s’allongent insensiblement devient tiers-an puis, à quatre ans, le voilà « quartanier ». Une bête noire terrible dans toute la possession de ses moyens…

Aura-t-il le temps de devenir Vieux sanglier (6 ans et plus) ?

Peut-être bien...

Qui sait ?

Avec beaucoup de ruse et encore plus de chance, peut-être un jour deviendra-t-il même un solitaire c'est-à-dire un très très vieux sanglier, dont les défenses à force de pousser, se seront tellement recourbées en arrière que c’est à peine s’il pourra les utiliser : pour se battre efficacement, le vieillard sera obligé de frapper la gueule grande ouverte et d’écraser ce qu’il pourra entre ses dents…

Comme la plus faible des faibles Laies…

Quelle misère!

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La bête noire suite...

15 Septembre 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

La bête noire suite...

Petit à petit, mère laie fait son nid...

Octobre:

Il y a de l’orage dans l’air. Les grands mâles solitaires sortent des bois, plus sauvages, plus hargneux que jamais… Or un vieux grincheux qui tombe sur un râleur encore plus vieux et plus grincheux que lui : qu’est-ce que cela donne ? Facile à deviner : une bagarre !

Une empoignade féroce… Un duel de bulldozers fous furieux… Des coups de rasoir en traitre qui fendent le cuir dans tous les sens. Et bientôt le dénouement ensanglanté. Balafré comme un corsaire et la mort dans l’âme, le vaincu se voit contraint de faire machine arrière, emportant parfois, en guise de souvenir, un morceau de la dent de son adversaire planté dans l’épaisseur de sa cuirasse…

Tout cela uniquement pour épater la laie dont il était tombé amoureux ! Eh oui : voilà à quelles irréparables sottises mène l’amour, mes enfants, Méfiez-vous bien !

Le résultat de tant d’ardeur guerrière, c’est finalement qu’au bout d’environ 4 mois, une portée de marcassins vient au monde dans le nid amoureusement préparé par leur rugueuse maman.

Un nid de sanglier !

Avouez que vous n’en n’aviez jamais rencontré dans aucun buisson…

Mais, bien sûr, je plaisante : il ne s’agit pas d’un petit berceau de crin suspendu dans les branches, pas du tout ! C’est au contraire une sorte de léger tas de foin ressemblant vaguement à ces « buriaux » que les cultivateurs faisaient dans les prés avant l’invention de la presse mécanique par Gutenberg. Ceci à base de mousse et de plantes forestières sèches, soigneusement dissimulé aux regards, cela va sans dire. Pour rentrer et donner la tétée à toute sa marmaille, la laie se glisse sous la meule avec des précautions de couleuvre et la famille disparaît alors complètement dans le foin.

Adorables marcassins ! Sont-ils mignons, avec leur pyjama à rayures qui semble dessiné tout exprès pour les dérober aux regards parmi les taches de soleil filtrant à travers les branches ? Qui penserait qu’un jour ils deviendront, celui-ci vieux solitaire bourru, celle-là vieille noirâtre ?

Enfin, c’est la vie…

Pour l’instant, ils sont à croquer. C’est du moins le sentiment très net des renards qui passent dans le secteur, sans s’arrêter toutefois car (ils le savent) la mère prendrait fort mal toute curiosité suspecte de leur part. C’est fou ce que ça peut être méfiant, une laie !…

Et colérique avec ça ! Jadis, il n’y avait guère que les loups et les lynx pour essayer de leur chiper leurs gosses mais toutes ces sales bêtes ont disparu. Bon débarras, tiens !

Vous savez ; Mâme Dugroin, s’il n’y avait pas autant de tireurs fous dans les bois, c’est pas croyable ce qu’on serait bien tranquilles !... Faut pas désespérer comme ça, Mâme Leboutoir, j’ai entendu dire qu’il nous pousse des défenseurs un peu partout, cette année, et si ça continue, vous verrez, ils seront bien obligés de les arrêter leurs maudites battues !

À suivre...

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La bête noire suite...

14 Septembre 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

La bête noire suite...

Mais tout bien réfléchi, le plus sage pour notre ami c’est encore de ne jamais se retrouver en situation d’avoir à affronter l’homme.

Et pour cela les moyens sont limités : rester en état de vigilance perpétuelle, s’inquiéter du moindre bruit (un office que les larges oreilles mobiles du sanglier remplissent à merveille) et surtout, surtout guetter les odeurs charriées par le vent. C’est à peu près tout ce qu’on peut faire…

En ce qui concerne cette dernière nécessité,

l’animal dispose, il est vrai, d’un instrument sérieux : son groin ou boutoir. C’est un appareil de détection de première catégorie, tout aussi capable de déceler sous les feuilles et l’humus la senteur discrète d’un champignon naissant que de repérer les œufs chauds d’une faisane, friandises dont on fera sans tarder son dessert.

Inutile de vous dire que, comparées à ces effluves sylvestres, l’épouvantable puanteur de l’homme (un mélange écœurant de sueur, de tabac et de savonnette) se repère, elle, à des km… Sitôt cet indésirable localisé, l’alerte générale est donnée : la compagnie tout entière, sortant des bauges, se place sur le qui-vive, prête à déguerpir à tout moment.

La bête noire suite...

Sa journée...

le sanglier la passe dans une sorte de bassin peu profond, vaguement creusé par lui-même dans le sol, et où il s’allonge : la bauge. Une manière de gîte mais adapté, cela va de soi, à la taille du propriétaire.

On ne creuse pas sa bauge n’importe où

Il est recommandé de l’installer à l’abri des regards indiscrets, sous les branches tombantes d’un épicéa, au cœur d’un roncier impénétrable, entre les racines d’un arbre fauché par la tempête etc., etc.

On s’installe dans sa bauge : tout seul si l’on est vieux solitaire ronchon, en compagnie de quelques bons camarades lorsque l’on a meilleur caractère, ou bien encore avec ses petits marcassins chaudement nichés contre soi quand on est mère-laie…

Hiver comme été, la masse des bêtes noires vautrées l’une contre l’autre fait l’effet d’un curieux rocher sombre que parfois, lentement, recouvre la neige… 

Mais, à la tombée de la nuit, les divers rochers se dressent sur leur 4 pattes courtes, s’ébrouent, se rassemblent : la laie…Ses jeunes marcassins au dos encore rayé… Ses « petits » de l’ancienne portée (ils n’ont d’ailleurs plus de « petits » que le nom) puisque, maintenant, ils dépassent tous les 30kg…Et puis aussi quelques mâles des années précédentes nantis de défenses déjà impressionnantes, le poil noir et l’allure farouche, qui sont là un peu en guise d’escorte armée, bien que ne faisant pas forcément partie de la famille.

Et voilà : dans la pénombre du soir, la compagnie se répand dans le bois, fouillant du boutoir dans les feuilles mortes. À cette heure crépusculaire, tandis que les merles égrènent leur tic-tic-tic monotone, on se sent une faim d’ogre.

La bête noire suite...

Tout est bon à prendre :

Les glands et les faines pour commencer, c’est la nourriture de base. Sans elle, que deviendrait-on ? Mais aussi les tubercules forestiers tels celui de l’arum tacheté, les racines de fougères, les fruits sauvages du cornouiller, les bulbes d’ail des ours…

Sans oublier tout ce qui est tendre et qui bouge : les larves, les escargots, les oisillons trouvés à terre, les levrauts, les vipères (dont on ne craint pas le venin), le hérisson même : les adultes n’ont pas leur pareil pour extraire à grands coups de rasoirs la pauvre bête de son costume de châtaigne…

La glandée est-elle médiocre sous les chênes ? 

Qu’à cela ne tienne : à quelques centaines de mètres à peine, les paysans du voisinage se sont bêtement mis en tête de cultiver, qui du blé, qui du maïs, qui des pommes de terre et des betteraves. Ce n’est pas pour les chiens, toutes ces bonnes choses ! Sans compter que désormais, vu l’interdiction de la chasse à l’affût, en pleine nuit, près des cultures, le vol de céréales n’est plus puni de mort subite. Une véritable aubaine. Bien bête celui qui n’en profiterait pas…

Autre cérémonie traditionnelle 

à laquelle il faut savoir sacrifier : la petite trempette dans la boue… La baignade de toute cette bande de cochons a lieu, comme de juste, dans un lieu humide : un marécage en bordure d’étang par exemple, ou bien tout simplement une vulgaire ornière dans un chemin de débardage.

Se rouler avec allégresse dans la bourbe correspond (vous ne le croirez pas mais tant pis) à un sincère souci de propreté de la part de ces méticuleux quadrupèdes. En effet, mettons-nous un instant à leur place : toutes ces puces et ces tiques qui nous dévorent le cuir à longueur de journée, les voilà maintenant enrobées dans la glaise ! Attendons ensemble quelques instants que cela sèche et puis nous irons nous frotter longuement les flancs contre le tronc de ce jeune chêne, là-bas, oui : celui dont l’écorce est usée à force d’avoir joué les brosses à sanglier…Et alors, adieu maudite engeance !...

Le shampoing à la boue, chers petits ignorants, c’est cela le degré suprême de l’hygiène corporelle.

Bon, ce n’est pas tout, on fait trempette, on bricole, on s’amuse et, pendant ce temps là, l’heure tourne. Voilà déjà le ciel qui passe du violet au rose...

Compagnie en avant ! direction la bauge…

À suivre...

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La bête noire...

13 Septembre 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

Article publié le 1er mai 2013 et lu dans le car qui nous emmenait en randonnée. Extrait de mon ancien blog: Lagazettedesjeudis

Article publié le 1er mai 2013 et lu dans le car qui nous emmenait en randonnée. Extrait de mon ancien blog: Lagazettedesjeudis

Vous l’avez reconnu, c’est le sanglier.

La bête au couteau entre les dents

Bien que très répandus encore dans les bois, les sangliers sont toujours relativement mal connus.

Ce sont leurs coutumes secrètes que l’on aimerait bien connaître, leurs goûts alimentaires, leur sens de l’humour, leur voyage mystérieux à travers la France et tant d’autres choses…

Seulement voilà, il y a belle lurette qu’ils ne se laissent plus approcher les bougres. Ils ont fini par comprendre qu’il n’y avait pas de dialogue possible et que la seule chose à faire était de courir plus vite que les balles des fusils. Désormais, au premier bruit bizarre, à la moindre effluve suspecte, ils quittent en silence la bauge où ils se tapissent la journée durant et décampent sans demander leur reste.

Dans ces conditions, essayez donc, vous autres, d’entamer la conversation.

Au Moyen-âge, paraît-il, c’était tout différent : le sanglier admettait fort bien le principe du dialogue et de l’échange d’arguments. Vautré dans sa couchette, furieux d’être interrompu dans sa sieste, l’animal attendait les chiens lancés sur sa piste et ne partait pas avant d’en avoir « décousu » quelques uns. C’était le bon temps.

La seule méthode pour venir à bout de l’irréductible était d’ailleurs de lancer sur lui toute une meute de chiens très puissants capables de le poursuivre pendant des heures, en se relayant, jusqu’à ce que, complètement épuisé, il se décide enfin à s’arrêter. Encore fallait-il ensuite affronter la bête, se battre avec elle les yeux dans les yeux et tenter de la tuer à l’aide d’une dague, d’un pieu ou de tout autre objet pointu.

Le sanglier se range en effet dans la famille des durs à cuire.

Merveilleux coureur de fond que les km n’effraient pas, il est capable, même dans des circonstances tout à fait normales, d’effectuer un voyage de 80km dans la nuit.

Alors, vous pensez, le jour où c’est devenu une question de vie ou de mort, le bandit sait se surpasser ! C’est ainsi que l’on a pu voir certains solitaires chassés à courre trotter 2 jours de suite à travers bois sans désemparer, histoire simplement d’essouffler un peu les chiens.

La bête noire...
 

Mais si, en désespoir de cause, il ne lui reste plus qu'à faire front, tout n'est pas perdu pour autant, n'allez pas croire!

La nature a eu la prudence de lui confier un jeu de poignards forts jolis qui méritent toute notre considération.

Commençons par le mâle.

Déjà, à sa naissance, le petit marcassin possédait 2 paires de dents pointues qui parfois mordillaient douloureusement les tétons de sa mère : 4 super-canines de luxe. Depuis, elles n’ont pas cessé de pousser : les 2 du bas, extrêmement pointues et qui se recourbent en arrière avec l’âge, ce sont les défenses. Comme elles viennent sans cesse s’aiguiser contre les grès, c'est-à-dire les 2 dents du haut qui jouent un peu le rôle de meules, elles restent sans cesse coupantes comme de véritables rasoirs.

Un seul geste de la gueule fermée et la bête noire tranche au couteau la peau de son agresseur, lui ouvre les poumons ou met à nu ses entrailles. À moins encore « accident classique » qu’elle ne sectionne d’un coup sec l’artère fémorale de l’importun, provoquant sa mort en quelques mn.

La femelle maintenant.

Elle a 4 canines, elle aussi, mais hélas ! en beaucoup moins développé. Force lui est donc d’adopter une autre méthode de close-combat : faire face la gueule grande ouverte et la refermer sur tout ce qui passe, bras ou jambe.

Pas besoin d’appuyer très fort, vous savez : 1 simple pression des mâchoires et voilà le membre de l’assaillant broyé menu comme du bois mort. Ces choses-là sont rudes…

Mais ne perdons tout de même pas de vue le détail le plus important de toute l’affaire : pour se voir infliger pareil traitement, il faut vraiment avoir cherché querelle à ces animaux qui, en temps normal, se montrent d’un tempérament parfaitement pacifique et serein.

Dans la nature, le sanglier n’attaque jamais l’homme.

Bonjour la compagnie !

Vous allez me dire : c’est bien joli d’avoir ainsi 2 grands couteaux entre les dents mais face à un fusil bien entretenu, cela fait tout de même un peu désarmé. Certes, certes.

Mais, là encore dame nature a su fouiller dans son grand sac et y trouver quelques vieilles ruses bien rodées. Par exemple, elle a capitonné l’ensemble du corps du sanglier d’un épais pelage, une « bourre » de poils très serrés faisant, en quelque sorte, office de matelas protecteur dans lequel viennent se perdre les plombs. Il fallait y penser ! De plus, comme dans ce genre de catastrophes, une précaution ne suffit pas toujours à limiter les dégâts, elle a également pensé à doter son protégé d’un gilet pare-balles : à certains endroits du corps (épaules, échine, flancs), la peau du sanglier atteint des épaisseurs impressionnantes : 3cm par endroits.

Prenez votre vieille règle ébréchée et rendez vous compte vous-même : avec une pareille cuirasse sur le dos, on comprend sans difficultés que sa majesté la bête noire tienne tellement à sa peau.

À suivre...

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Ça s'est passé au jardin!

12 Septembre 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

Bien à l'abri sous la paille humide,

Bien à l'abri sous la paille humide,

Bufo le crapaud et Loche sa copine, se tiennent au frais loin de la canicule qui sévit aux alentours du jardin.
Bufo le crapaud et Loche sa copine, se tiennent au frais loin de la canicule qui sévit aux alentours du jardin.

Bufo le crapaud et Loche sa copine, se tiennent au frais loin de la canicule qui sévit aux alentours du jardin.

Mais qui est Bufo ? gentiment renommé par moi-même?

Voici sa carte d'identité:

Nom français : Crapaud épineux

Nom latin : Bufo spinosus

Couleur : Brun uni parfois ocre, rougeâtre ou crème.

Taille : de 5 à 15 cm

Poids : Femelle plus massive que le mâle.

Durée de vie : environ 15 ans

Classe : Amphibiens

Ça s'est passé au jardin!

Son régime alimentaire se compose d’invertébrés tels que : vers de terre, limaces (gare à Loche), escargots, araignées ou cloportes.

C’est un véritable auxiliaire pour les jardiniers car il consomme les nombreux insectes qui prolifèrent dans les jardins, donc pas besoin d’utiliser de pesticides !

Il est lui aussi au menu de plusieurs prédateurs notamment la Couleuvre à collier(attention à la Rouge, la couleuvre du jardin) ou encore certains rapaces nocturnes.

Vous trouverez sa fiche pédagogique sur: 

https://www.vivarmor.fr/wp-content/uploads/2019/01/Crapaud-%C3%A9pineux.pdf

Arion vulgaris, la Loche méridionale.

Arion vulgaris, la Loche méridionale.

Quand à Loche,

C'est une limace orange semblable à notre grande Loche.

Celle qui se prélasse sous la paille, au jardin, est une loche nommée loche méridionale qui ressemble comme deux gouttes d'eau à notre grande loche. 

Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir l'excellent article à l'aide du lien ci-dessous.

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C'est l'invasion...

31 Juillet 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

Le Graphosome italien. Pas besoin de carte, si vous me trouvez sur une ombelle, c'est que vous êtes au sud de Montélimar... Ben non! c'est à Millery que ça se passe.

Le Graphosome italien. Pas besoin de carte, si vous me trouvez sur une ombelle, c'est que vous êtes au sud de Montélimar... Ben non! c'est à Millery que ça se passe.

Je ne sais pas chez-vous,

Mais au jardin, c'est l'invasion!

Les carottes sauvages (Daucus carota) sont "squattées" par les punaises arlequin de leur ancien nom.

Je vous les présente...

Graphosoma italicum (Ah, ce cher Linné et sa dénomination binominale)

Graphosoma italicum (Ah, ce cher Linné et sa dénomination binominale)

La Graphosome italien de graphein: écrire + sôma: corps (corps décoré de traits), alias Punaise Arlequin, adore le soleil et la chaleur. Pas étonnant qu'il soit si présent chez nous.

Ce qui ne l'empêche pas de remonter jusque dans le nord de la France et même au-delà.

À cause de sa couleur, il est facilement repérable et les spécialistes l'utilisent, en Belgique, comme indicateur des territoires secs et chauds.

Quand à son bel uniforme de garde pontifical, il a une histoire. Figurez-vous que les punaises rouges et noires ont une goût absolument écoeurant. Lorsqu'un jeune oiseau inexpérimenté, venant de sortir du nid, fait une seule fois la bêtise d'en attaquer une, il se souvient ensuite à vie de cette aventure et se méfiera de tout animal du même type qu'il croisera sur son chemin.

Voilà pourquoi les petites punaises colorées, quelque soit leur forme ou leur dessin, peuvent tranquillement vagabonder dans la campagne, en plein jour, sans craindre de se faire agresser. Dès qu'ils les aperçoivent, les oiseaux se dépêchent de regarder ailleurs...

Graphosoma semipunctatum = à moitié ponctué

Graphosoma semipunctatum = à moitié ponctué

Un article "pioché" dans la revue N° 84 de la hulotte (2004), du temps où j'avais encore des enfants à la maison...

J'aime beaucoup La Hulotte, la preuve, j'ai gardé tous les livrets et j'y farfouille régulièrement.

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Inconstant?, Moi?

26 Juillet 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

Mylabris variabilis de son nom latin.

Mylabris variabilis de son nom latin.

On m'appelle aussi Mylabre inconstant,

Je suis un insecte, je fais partie des blindés volants, la fameuse famille des Coléoptères. 

L'origine de mon nom vient du grec:

- Coléoptère = koleos: étui + pteron: aile (deux des ailes forment un étui). 

- Mylabris désignait un insecte vivant dans les boulangeries et les moulins, variabilis = variable (allusion au polymorphisme de l'espèce).

Inconstant?, Moi?

Pour passer d'une fleur à l'autre...

...il faut d'abord que je relève les deux volets de mon capot noir et orange, ensuite je déplie mes ailes transparentes (personne ne se doute qu'elles existent car elles sont toujours cachées dessous), et alors seulement je peux décoller.

À cause de ce blindage, naturellement, mon vol n'est pas très rapide et j'atterris avec la précision d'un Diplodocus.

Heureusement, les galettes des ombelles sont immenses, impossible de rater la piste d'atterrissage.

Une fois en sécurité sur l'héliport, j'ai tout mon temps pour me promener de petite fleur en petite fleur, en léchant à chaque fois le minuscule guéridon situé entre les pétales. On y sert un délicieux petit sirop sucré: le nectar.

Goûtez-le!

Vous m'en direz des nouvelles.

https://www.google.com/search?q=mylabre+variable&sxsrf=ALeKk03Q0Ht4ATe1hCJf1ofDpJP4fhQgNw:1595772253874&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwiSldbyiuvqAhXMA2MBHX7zAUoQ_AUoAXoECAwQAw&biw=1440&bih=789#imgrc=aeWMMW4QU9XZEM

https://www.google.com/search?q=mylabre+variable&sxsrf=ALeKk03Q0Ht4ATe1hCJf1ofDpJP4fhQgNw:1595772253874&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwiSldbyiuvqAhXMA2MBHX7zAUoQ_AUoAXoECAwQAw&biw=1440&bih=789#imgrc=aeWMMW4QU9XZEM

Si vous voulez m'observer...

Je ne dépasse guère 1,5cm. J'ai une allure massive et mon abdomen est élargi vers l'arrière. Ma tête est noire et apparaît nettement séparée de mon thorax par une sorte de cou... Mon thorax est également noir et velu.

La taille, chez certains de mes compères peut varier ainsi que la forme de nos taches d'où notre nom: variabilis.

Nous aimons bien la chaleur et normalement, notre espèce est répandue dans le sud de la France. Les prairies et lisières bien ensoleillées et fleuries font notre bonheur et nous faisons, avec plaisir, notre travail de gentils pollinisateurs.

Nous nous promenons entre adultes entre juin et septembre et notre seule nourriture est le nectar.

Après l'accouplement, maman Mylabre...

Pond dans le sol, généralement près d'une Oothèque (loge) de criquet. Quand nous sortons de notre oeuf, nous avons la surprise de trouver une crypte bourrée de victuailles que nous n'avons plus qu'à dévorer...

Nous aimons beaucoup les larves de criquet ou de blattes...



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Ça s'est passé dans la plaine...

9 Juillet 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

Le Sphinx colibri

Le Sphinx colibri

Lorsque je suis allée dans la plaine...

Dimanche matin, je suis retournée faire le circuit de la randonnée botanique de samedi.

En fait, c'est mon circuit quotidien, plus quelques kilomètres en sous-bois.

Je voulais remercier toutes les plantes vues la veille d'avoir été si bienveillantes.

J'ai fait une belle rencontre sur l'inflorescence d'une saponaire et je ne résiste pas au plaisir de vous l'offrir.

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Ça se passe aussi au jardin...

19 Mai 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Faune du jardin

Amour, quand tu nous tient...

Amour, quand tu nous tient...

C'est beau l'amour!

Il n'y a pas que des scènes tragiques dans la nature

 

Lysandra bellargus mâle

Lysandra bellargus mâle

L’Azuré bleu céleste ou Bel-Argus (Lysandra bellargus) est une espèce de lépidoptères (papillons) de la famille des Lycaenidae.

C'est un petit papillon qui présente un dimorphisme sexuel : le dessus du mâle est bleu ciel intense, celui de la femelle est marron bordé de lunules orange.

Les deux sexes ont leurs ailes bordées d'une frange blanche entrecoupée de noir caractéristique. Leur revers est gris ou ocre, orné de points noirs cerclés de blanc et d'une série de lunules submarginales orange.

L'azuré bleu céleste est le seul dans son aire de répartition à présenter une couleur intense et une frange blanche entrecoupée de noir.

Il est présent dans le sud et le centre de l'Europe, en Turquie, Asie mineure (Iran, Irak), au Caucase et dans le sud de la Russie.

En France, il est présent dans tous les départements de France métropolitaine à l'exception du Finistère, des Côtes-d'Armor et de la Corse. 

Il affectionne les lieux secs, les sols calcaires, les prairies fleuries jusqu'à 2000 mètres.

Il vole en deux générations, de mai à juin puis de juillet à août, mais serait univoltin dans le sud de la Grèce.​​​​​​​​​​​​

Femelle

Femelle

Chenille du Bel-Argus

Chenille du Bel-Argus

Il hiverne au stade de jeune chenille

La chenille, petite et trapue, possède une tête rétractile noire et un corps vert à poils sombres avec deux bandes dorsales jaunes et sur les flancs une double ligne jaune.

Ces chenilles, sont soignées par les fourmis.

 

 

 

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