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Articles avec #botanique tag

La Grande consoude, suite et fin

15 Novembre 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Botanique

La Grande consoude, suite et fin

La Grande consoude, suite et fin

Et ces messieurs ?

Que nous disent-ils ?

Gérard Ducerf

Botaniste de terrain depuis 1979, ancien paysan éleveur-cueilleur de plantes médicinales, a développé une connaissance du terrain et des plantes qui lui a permis d’élaborer le principe de plantes bio-indicatrices pour réaliser des diagnostiques de sols. Il a mis en place des formations à destination des agriculteurs, techniciens et de toute personne désirant améliorer ses pratiques pour maintenir la vie dans ses parcelles et produire des aliments de qualité dans la compréhension et le respect de la nature dont chacun fait intimement partie.

Nous dit

  • Caractères indicateurs : engorgement des sols en eau et en matière organique archaïque des sols riches en base.
  • Cuisine : excellent comestible, crue ou cuite (plante entière). Les feuilles sont « la sole végétale » goût communiqué par les allantoïnes. Cette plante est utilisée en grande quantité dans les plats traditionnels de certains pays d’Europe centrale depuis des millénaires.
  • Sols : Les consoudes sont de bonnes fourragères, des amélioratrices de compost, on en fait des purins de traitement curatifs et préventifs. On en fait des purins spéciaux pour stimuler la vie microbienne des sols, accélérer le compostage, favoriser la cicatrisation des végétaux lors des blessures de taille par exemple ou par accident.
La Grande consoude, suite et fin

Pascal Lamour

Docteur en pharmacie, druide et compositeur, Pascal Lamour est empreint de tradition, d’ésotérisme et de spiritualité, autant que de modernisme et de technologie. Il est l’auteur de L’Herbier Secret du Druide. Son nom druidique Liamm En Hengoun signifie « lien de tradition » en breton.

Nous dit

  • De même qu’elle consolide les os ou favorise la cicatrisation, cette plante symbolise la réunion des deux parties de l’année et se trouve de ce fait en son centre, c’est-à-dire en Beltan (de l'équinoxe de printemps jusqu'au solstice d'été) La saison claire et la saison sombre ont besoin d’être assemblées afin que l’année soit en quelque sorte cicatrisée ou plutôt consolidée. Dédiée aux dieux dans son entier, l’année pourra se perpétuer. Rappelons que pour les Celtes, leur seule crainte est qu’un jour le cycle puisse cesser de se renouveler.
  • En usage externe uniquement comme hémostatique, cicatrisant. On peut utiliser la racine fraîchement râpée, à appliquer sur les brûlures, les ulcères de jambe, les foulures et les luxation.
  • Pour préparer un baume : Pour soulager les brûlures, les coups de soleil, les douleurs et les rhumatismes : 80 grammes de poudre de racine de consoude, 250 grammes d’huile de palme biologique. Ajouter la poudre à la matière grasse, chauffer à feu très doux pendant 30 minutes. Laisser reposer toute une nuit. Le lendemain, réchauffer la pâte au bain-marie puis filtrer dans une compresse fine. Conditionner et conserver à l’abri de la lumière. Étiqueter.
La Grande consoude, suite et fin

François Couplan

Ethnobotaniste, docteur ès-sciences, il est le pionnier de l’étude des plantes sauvages comestibles en Europe dont il a entrepris le recensement exhaustif voici plus de quarante ans. Des milliers de personnes ont participé aux stages de découverte de plantes qu’il organise régulièrement en France, en Suisse, en Belgique et ailleurs. Auteur de plus de soixante ouvrages sur les plantes et la nature, il collabore aussi avec de grands chefs cuisiniers à la redécouverte des saveurs oubliées.

Nous dit

  • On cultivait souvent autrefois Symphytum officinale comme plante médicinale et alimentaire. La racine de consoude est tendre et mucilagineuse. Elle a été consommée comme les salsifis par le passé, après avoir été pelée et cuite à l’eau, mais elle est fade et exige un apprêt élevé. On l’a encore consommée récemment en Bosnie. Elle est cependant riche en alcaloïdes pyrrolizidiniques et son usage tant alimentaire que médicinal est déconseillé par voie interne.
  • Les jeunes feuilles sont comestibles crues. Leur texture et leur goût sont agréables.
  • Les feuilles développées sont rudes et il vaut mieux les faire cuire. Elles ont une consistance mucilagineuse et aident à épaissir les soupes, à la façon du tapioca. On en fait de délicieux « filet » dont la saveur fine rappelle celle de la sole. Les feuilles peuvent être légèrement amères et astringentes à l’état cru.
  • On peut manger le sommet des tiges et les pétioles blanchis comme les asperges. Les feuilles de consoude étaient couramment consommées en Pologne jusqu’au début du XXème siècle. Elles le sont toujours en certaines régions de l’Italie, ainsi qu’en Bosnie. Dans les pays anglo-saxon, la plante est fréquemment cultivée comme légume.
  • Elle renfermerait de la vitamine B12 rarement présente chez les végétaux et particulièrement utile aux végétaliens.
  • Du fait de leurs alcaloïdes pyrrolizidiniques, potentiellement mortels, les feuilles de consoude sont montrées du doigt par les pharmacologues et elles sont interdites à la vente en Belgique. En fait, leur teneur en alcaloïdes est extrêmement faible et d’après les études effectuées auprès des consommateurs, leur usage alimentaire normal ne prête à aucun risque.
La Grande consoude, suite et fin

Philippe Servais

Docteur Philippe Servais, président pour la France de la Ligue médicale, homéopathique internationale.

Nous dit

  • Ce médicament (granules homéopathiques) agit essentiellement sur le tissu osseux, la membrane qui gaine l’os (le périoste), les cartilages et les tendons. Il favorise la consolidation des os, du périoste ou des tendons. Il favorise la consolidation des fractures (en particulier les fractures multiples et compliquées) en accélérant la formation du cal osseux.
  • Il est conseillé : Violentes douleurs accompagnant les traumatismes osseux. Douleurs de contusion. Douleurs rémanentes après des blessures ou des traumatismes, même anciens. Fragilité osseuse et insuffisance de formation du cal osseux (tissu permettant la consolidation d’un os fracturé).
La Grande consoude, suite et fin
La Grande consoude, suite et fin

Sources

- "L'encyclopédie des Plantes bio-indicatrices" de Gérard Ducerf au Éditions Promonature;

- "L'Herbier Secret du Druide" de Pascal Lamour aux Éditions Ouest-France.

- "Le Régal végétal" de François Couplan aux Éditions Sang de la terre.

- "Larousse de l'homéopathie" sous la direction de Philippe Servais aux Éditions Larousse.

Rappelez-vous

Ce blog n'est pas une incitation à l'automédication.

Il est juste un éveil au monde des plantes et un partage de savoir. Comme les huiles essentielles, les plantes ne sont pas des produits anodins.

En cas de problème, il est indispensable de consulter un médecin ou un pharmacien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Grande consoude, suite...

13 Novembre 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Botanique

Grande consoude, Consoude officinale, Symphytum officinale, famille des Boraginaceae.

Grande consoude, Consoude officinale, Symphytum officinale, famille des Boraginaceae.

Consoude vient du latin consolida, consolido, je consolide, je répare : symphytum, en grec, a le même sens.

Autant dire que cette plante jouissait, chez les anciens, d’une grande estime.

De Dioscoride (1er siècle) qui la prescrivait contre les crachements de sang et sur les hémorroïdes, à Fernel (XVIème siècle), qui en composa un sirop longtemps réputé dans les maladies de poitrine, l’hémoptysie, la phtisie, la consoude connut en effet tous les emplois des grands vulnéraires, en interne comme en externe. 

Sa gloire s’éclipsa peu à peu dans les siècles suivants et c’est seulement au début du nôtre que le médecin anglais Macalister (1912) remarqua l’excellent effet de l’infusion concentrée de racine sur des ulcères rebelles à tout traitement.

Il publia des observations qui incitèrent 2 chercheurs également anglais, Titherley et Coppin, à étudier la composition chimique de la plante. L’analyse montra un taux élevé d’allantoïne, substance épithéliogène présente dans le liquide amniotique des mammifères.

Par la suite, on y trouva du tanin, une huile essentielle, une résine, beaucoup de mucilage, etc.

Ces divers constituants font de la plante une active réparatrice des tissus, à la fois anti-hémorragique, cicatrisante et calmante.

La consoude est facilement reconnaissable lorsqu’elle est en fleurs ; cette plante robuste, vivace avec ses feuilles épaisses et plus ou moins rêches, peut atteindre 1,20 mètre.

La consoude est facilement reconnaissable lorsqu’elle est en fleurs ; cette plante robuste, vivace avec ses feuilles épaisses et plus ou moins rêches, peut atteindre 1,20 mètre.

On trouve la grande consoude au bord des rivières, des routes, les fossés. Les grosses touffes de la grande consoude aiment les sols gorgés d’eau.

Elle fleurit de mai à juillet dans les lieux humides de presque toute la France, parfois en masses. Elle est rare dans le midi. Il lui arrive d’être envahissante.

On utilise principalement la racine et comme vous avez pu le voir sur la vidéo, la consoude possède une souche épaisse et ramifiée que l’on récolte à l’automne pour les préparations et toute l’année pour l’usage immédiat.

On utilise principalement la racine et comme vous avez pu le voir sur la vidéo, la consoude possède une souche épaisse et ramifiée que l’on récolte à l’automne pour les préparations et toute l’année pour l’usage immédiat.

Les racines sont pivotantes, noires à l’extérieur et blanches à l’intérieur.

Les racines sont pivotantes, noires à l’extérieur et blanches à l’intérieur.

La tige est rameuse, ailée, à poils raides. Ses feuilles inférieures sont ovales, pétiolées, atteignant 25 cm et plus, les moyennes sessiles (sans pétiole), prolongées en aile sur la tige.

La tige est rameuse, ailée, à poils raides. Ses feuilles inférieures sont ovales, pétiolées, atteignant 25 cm et plus, les moyennes sessiles (sans pétiole), prolongées en aile sur la tige.

Les fleurs roses, violacées ou d’un blanc jaunâtre, à corolle tubuleuse d’environ 15mm, s ‘ouvrant en 5 lobes très courts, retroussés, sont réunies en petites grappes roulés sur elles-mêmes avant la floraison et se déployant progressivement.
Les fleurs roses, violacées ou d’un blanc jaunâtre, à corolle tubuleuse d’environ 15mm, s ‘ouvrant en 5 lobes très courts, retroussés, sont réunies en petites grappes roulés sur elles-mêmes avant la floraison et se déployant progressivement.

Les fleurs roses, violacées ou d’un blanc jaunâtre, à corolle tubuleuse d’environ 15mm, s ‘ouvrant en 5 lobes très courts, retroussés, sont réunies en petites grappes roulés sur elles-mêmes avant la floraison et se déployant progressivement.

La consoude contient (racine)

  • De l’allantoïne, des polysaccharides, des mucilages, des tanins, des triterpènes et des alcaloïdes pyrrolizidiniques.

À noter : Les feuilles contiennent également des alcaloïdes, mais en plus faible quantité, les jeunes feuilles en contenant plus que les plus âgées.

Ses propriétés principales sont :

Par voie externe

Cicatrisante, émolliente, antiprurigineuse, anti-inflammatoire (soulage les douleurs articulaires), anti-hémorragique.

Par voie interne

Anti-inflammatoire (soulage les douleurs gastriques), béchique (antitussive), anti-hémorragique.

Ses indications principales sont :

Par voie externe

Entorse, contusions, fractures, hématomes, brûlures, prurit, gerçures, plaies suppurées, ulcères variqueux difficiles à guérir.

Par voie interne

Maux de gorge, hémorragies, toux, ulcères.

La Grande consoude, suite...

On pourra l’employer

  • En gargarismes : infusé concentré de racine, contre les maux de gorge.
  • En cataplasmes de racine fraîche pilée, de macération de racine dans l’eau ou dans l’huile sur les plaies et brûlures (régénère et cicatrise les tissus en surface et en profondeur).
  • En poudre de racine sèche avec de l’argile ou une matière grasse dans les douleurs articulaires, les crevasses, les gerçures.
  • Fraîche: Les nourrices, autrefois, pratiquaient dans la racine fraîche une cavité de la taille d’un dé à coudre et y introduisaient le mamelon gercé.

 

 

La Grande consoude, suite...

Précautions d’emploi

  • La racine et les feuilles de consoude sont hépato-toxiques ; on ne l’utilisera donc pas, à priori, par voie interne ou alors sur de courtes durée. Cette toxicité est due aux alcaloïdes. La pénétration percutanée des alcaloïdes est faible et ne présente pas de risque.
  • Attention avant la floraison, les feuilles de digitale, très toxiques, pourraient être confondues avec celles de la consoude. Au toucher, la digitale est douce alors que la consoude est rêche.
  • Il est important de ne pas la confondre avec la consoude tubéreuse (Symphytum tuberosum), de 20 à 40cm, à fleurs jaune clair, à feuilles à peine prolongées en aile sur la tige, les inférieures plus petites que les supérieures, à racine tubérisée dès le collet. Cette plante ne partage pas les vertus de la grande consoude.
  • Les préparations de consoude, riches en tanins, ne doivent pas être mises en contact avec le fer.
  • Par principe de précaution la consoude est CI chez les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes par manque de données.

Mais surtout, il est important de se rappeler :

Que ce blog n'est pas une incitation à l'automédication. Il est juste un éveil au monde des plantes et un partage de savoir. Les plantes ne sont pas des produits anodins.

En cas de problème, il est indispensable de consulter un médecin ou un pharmacien.

 

La Grande consoude, suite...

Sources 

  • « Le Livre des bonnes herbes » de Pierre Lieutaghi, Éditions Actes Sud.
  • Dictionnaire visuel de botanique de Maurice Reille, Éditions Ulmer.
  • « Stage d’herboristerie pratique d’automne » avec Thierry Thevenin et Cédric Perraudeau à Mercin dans la Creuse du 1er au 4 novembre 2018.
  • Fiches de plantes médicinales de « ELPM » École Lyonnaise de Plantes Médicinales et des savoirs naturels » Lycée horticole de Dardilly.
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Elitrigia repens

4 Juin 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Botanique

Elitrigia repens

Les fleurs de chiendent, ça vous parle?

Bien-sûr que non, il est systématiquement arraché, mal aimé qu'il est, c'est la plante détestée des jardiniers...

Pourtant, c'est une belle médicinale.

Elitrigia repens

Elytrigia repens, le chiendent, famille des Poaceae, anciennement graminées.

On l'appelle aussi chiendent officinal, Herbe à deux bouts, Chiendent rampant, etc.

L'origine de son nom vient de ce que les chiens et les chats ont l'habitude de se purger en en mangeant les feuilles. Et je peux dire que mes chats sont à la fête en ce moment. Ils en consommant tous les jours. Ils savent bien le reconnaitre sans l'épi et sans les fleurs car la pelouse est tondue. L'instinct animal.

C'est une plante vivace très commune se propageant par de longs rhizomes traçants, pouvant atteindre 1, 5 mètre de hauteur si on le laisse en paix.

C'est une plante vivace très commune se propageant par de longs rhizomes traçants, pouvant atteindre 1, 5 mètre de hauteur si on le laisse en paix.

Les rhizomes sont jaune pâle, creux à saveur mucilagineuse et légèrement sucrée. Ils portent des tiges fertiles ou stériles. Ils sont très faciles à faire sécher.

Les rhizomes sont jaune pâle, creux à saveur mucilagineuse et légèrement sucrée. Ils portent des tiges fertiles ou stériles. Ils sont très faciles à faire sécher.

Les feuilles très fines, allongées, vertes dont la gaine embrasse la tige.

Les feuilles très fines, allongées, vertes dont la gaine embrasse la tige.

L'inflorescence en épi distique (feuilles disposées sur 2 rangs opposés) comprimé et dressé avec des épillets sessiles, compacts, aplatis et très fleuris.

L'inflorescence en épi distique (feuilles disposées sur 2 rangs opposés) comprimé et dressé avec des épillets sessiles, compacts, aplatis et très fleuris.

Chaque épillet porte 2 glumes lancéolées, aigües, et au-dessus, 4 à 6 fleurs vert clair, sans calice ni corolle.

Chaque épillet porte 2 glumes lancéolées, aigües, et au-dessus, 4 à 6 fleurs vert clair, sans calice ni corolle.

Comme chez toutes les Poaceae comme le blé, le seigle, l'avoine, le fruit du chiendent est un caryopse.

Comme chez toutes les Poaceae comme le blé, le seigle, l'avoine, le fruit du chiendent est un caryopse.

On utilise le rhizome séché et il faudra attendre le XVIIème siècle pour que l'on commence à parler de ses vertus.

On utilise le rhizome séché et il faudra attendre le XVIIème siècle pour que l'on commence à parler de ses vertus.

Elitrigia repens

Il contient de nombreux constituants avec, entre autres: des fructanes, mucilages, mannitol, sels de potassium, une huile essentielle anti bactérienne en très faible quantité, etc.

On l'utilisera comme diurétique, adoucissant, laxatif doux, anti bactérien et il sera surtout recommandé pour les problèmes urinaires tels que cystites, lithiases urinaires et, bien-sûr, comme tous les diurétiques dans les problèmes ostéo articulaires tels que la goutte et les rhumatismes.

Il n'y a aucune contre-indication connue à ce jour.

On pourra préparer une boisson salutaire: fortifiante, adoucissante, régénérante. En faisant macérer dans 1 litre d'eau sucrée 10 grammes de rhizomes de chiendent, 10 grammes d'orge perlée, 10 grammes de réglisse, 1 tranche de citron et une pomme coupée. À boire au cours de la journée sans dépasser 1 litre par jour.

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Robinia pseudoacacia

18 Mai 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Botanique

Robinia pseudoacacia

J'aime beaucoup cet arbre, il m'est très utile au jardin.

Ses nombreux rejets me servent à délimiter mes parcelles, ses fleurs ont un parfum enivrant qui attire les abeilles et son bois est imputrescible.

Il méritait bien un article.

 

On l'appelle aussi faux acacia, robinier, carouge, etc.

 

C'est en 1601 que Jean Robin sema ces graines qui venaient d'Amérique du Nord. Il les sema dans le jardin du Roi, place Dauphine. Linné devait lui donner son nom.

 

 

 

 

C'est un arbre qui atteint 20 à 30 m de haut pour 1 m de diamètre. Il est très souvent drageonnant et forme des bosquets parfois envahissants comme au fond de mon jardin.

C'est un arbre qui atteint 20 à 30 m de haut pour 1 m de diamètre. Il est très souvent drageonnant et forme des bosquets parfois envahissants comme au fond de mon jardin.

Le tronc gris brun est souvent double avec une écorce épaisse profondément crevassée dans le sens longitudinal. Les drageons et jeunes branches sont épineux.
Le tronc gris brun est souvent double avec une écorce épaisse profondément crevassée dans le sens longitudinal. Les drageons et jeunes branches sont épineux.

Le tronc gris brun est souvent double avec une écorce épaisse profondément crevassée dans le sens longitudinal. Les drageons et jeunes branches sont épineux.

Les feuilles caduques apparaissent tard au printemps. Elles sont imparipennées, avec un grand nombre (de 9 à 23) de folioles ovales, les stipules des feuilles portées par les rameaux non florifères sont transformées en aiguillons aigus, qui persistent plusieurs années après la chute des feuilles.

Les feuilles caduques apparaissent tard au printemps. Elles sont imparipennées, avec un grand nombre (de 9 à 23) de folioles ovales, les stipules des feuilles portées par les rameaux non florifères sont transformées en aiguillons aigus, qui persistent plusieurs années après la chute des feuilles.

Les fleurs qui apparaissent entre mai et juin sont blanches, zygomorphes, en grappes pendantes parfumées et mellifères de 10 à 25 cm de long.

Les fleurs qui apparaissent entre mai et juin sont blanches, zygomorphes, en grappes pendantes parfumées et mellifères de 10 à 25 cm de long.

Les fruits sont des gousses aplaties ressemblant à un haricot plat, de 7 à 12 cm de long, contenant 4 à 12 graines brunes de six à sept millimètres de long à tégument très dur. Elles restent fixées à l'arbre bien après la chute des feuilles.

Les fruits sont des gousses aplaties ressemblant à un haricot plat, de 7 à 12 cm de long, contenant 4 à 12 graines brunes de six à sept millimètres de long à tégument très dur. Elles restent fixées à l'arbre bien après la chute des feuilles.

Les premiers botanistes qui l’étudièrent, le classèrent dans les Acacias, nom scientifique actuel des « Mimosas » et malgré la rectification Linnéenne, le terme Acacia est toujours dans le langage courant. La culture l’a répandu dans toute l’Europe.

Les premiers botanistes qui l’étudièrent, le classèrent dans les Acacias, nom scientifique actuel des « Mimosas » et malgré la rectification Linnéenne, le terme Acacia est toujours dans le langage courant. La culture l’a répandu dans toute l’Europe.

Les parties utilisées sont les fleurs fraîches ou sèches.

Les parties utilisées sont les fleurs fraîches ou sèches.

Elles sont calmantes, antispasmodiques, cholagogues, légèrement toniques, astringentes, antiacide gastrique, diurétiques, cardiotonique, et à utiliser avec précautions. Il est important de demander conseil à des professionnels.

 

 On les utilisera donc pour accompagner l'acidité gastrique, aigreurs, gastrites, renvois amers et acides, ulcères de l'estomac.

 

On les prendra en infusé de fleurs fraîches ou sèches à raison de 2 cuillères à soupe pour une tasse d'eau, que l'on laissera infuser 10 minutes et que l'on prendra après les deux principaux repas.

 

Tout le reste de la plante renferme des substances toxiques, la robine, la robinine, la phasine, voisines de la ricine du si dangereux Ricin, poison agglutinant et précipitant les globules rouges. Les lectines (Robine, Robinine, Phasine) sont des glycoprotéines. La plupart sont toxiques, elles ont, également comme propriétés d’être mitogènes.

Tout le reste de la plante renferme des substances toxiques, la robine, la robinine, la phasine, voisines de la ricine du si dangereux Ricin, poison agglutinant et précipitant les globules rouges. Les lectines (Robine, Robinine, Phasine) sont des glycoprotéines. La plupart sont toxiques, elles ont, également comme propriétés d’être mitogènes.

Ce qu'il faut retenir du Robinier:

 

- Toutes les parties de l'arbre sont toxiques, mais uniquement par ingestion sauf les fleurs qui sont comestibles (on en fait des beignets, des sirops, du miel d'acacia). Un risque de confusion existe avec la cytise mais cette dernière a des fleurs jaunes.

 

- Le mobilier en faux acacia ne présente, à priori aucun risque sanitaire.

 

- Les fleurs du robinier donnent l'un des miels de printemps les plus réputés, le miel d'acacia, un miel liquide à la belle couleur d'ambre clair qui cristallise très lentement (plusieurs années). Le nectar des fleurs de robinier est très riche avec une teneur en sucre comprise entre 34 et 59%. Une seule fleur produit un nectar avec une teneur en sucre de 0,2 à 2,3 mg en 24 heures. En moyenne, une production de miel comprise entre 0,66 et 1,44kg peut être atteinte par arbre et par période de floraison.

 

- Cela dit, la miellée du robinier est capricieuse. En effet, le robinier fleurit habituellement début mai en pleine période des saints de glace où les températures peuvent être assez froides et la météo pluvieuse. Or pour produire du nectar en bonnes quantités, le robinier a besoin de températures supérieures à 20°C et de pas trop de pluie pour fournir du pollen. La récolte de miel d'acacia est donc rarement régulière en France.

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Rosa gallica

13 Mai 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Botanique

Rosa gallica, la rose rouge, l'ancêtre de nos rosiers, symbole de l'amour depuis des temps immémoriaux.

Rosa gallica, la rose rouge, l'ancêtre de nos rosiers, symbole de l'amour depuis des temps immémoriaux.

Rosa gallica, la rose rouge de la famille des... Rosaceae

On l'appelle aussi Rose de France, Rose de Provins, etc.

L'origine du mot "rose" est dérivé du latin "rosa, rosae" qui désignait aussi bien la fleur que le rosier lui-même.

 

C'est un arbrisseau qui pousse à l'état sauvage dans l'Est et le midi de la France. Il est peu commun et protégé. Pour les besoins de l'herboristerie, on cultive une Rosa gallica à nombreux pétales.
C'est un arbrisseau qui pousse à l'état sauvage dans l'Est et le midi de la France. Il est peu commun et protégé. Pour les besoins de l'herboristerie, on cultive une Rosa gallica à nombreux pétales.

C'est un arbrisseau qui pousse à l'état sauvage dans l'Est et le midi de la France. Il est peu commun et protégé. Pour les besoins de l'herboristerie, on cultive une Rosa gallica à nombreux pétales.

Les tiges sont couvertes d'aiguillons très inégaux, les uns forts et crochus, les autres faibles et étroits.

Les tiges sont couvertes d'aiguillons très inégaux, les uns forts et crochus, les autres faibles et étroits.

Les feuilles sont odorantes, composées de 5 à 7 folioles dentées, glanduleuses avec des stipules étroites, vert foncé mat à la face supérieure, plus pâles et velues à la face inférieure.

Les feuilles sont odorantes, composées de 5 à 7 folioles dentées, glanduleuses avec des stipules étroites, vert foncé mat à la face supérieure, plus pâles et velues à la face inférieure.

Les fleurs (Rosa gallica du jardin est un rosier à nombreux pétales), sont très odorantes, de 6 à 9 cm, rouge vif à purpurine, solitaires, de type 5, à nombreuses étamines dont les sépales sont réfléchis après la floraison..

Les fleurs (Rosa gallica du jardin est un rosier à nombreux pétales), sont très odorantes, de 6 à 9 cm, rouge vif à purpurine, solitaires, de type 5, à nombreuses étamines dont les sépales sont réfléchis après la floraison..

Les faux fruits poilus rouge vif correspondant aux réceptacles devenus charnus, renferment les véritables fruits, akènes hérissés de poils raides.

Les faux fruits poilus rouge vif correspondant aux réceptacles devenus charnus, renferment les véritables fruits, akènes hérissés de poils raides.

On utilisera les pétales séchés, cueillis avant épanouissement et débarrassés du calice et des étamines. La saveur est astringente et un peu amère. L'infusion est reconnue d'utilité publique depuis des siècles dans les diarrhées chroniques ainsi que dans tous les écoulements chroniques. Elle était aussi préconisée dans la tuberculose pulmonaire.

On utilisera les pétales séchés, cueillis avant épanouissement et débarrassés du calice et des étamines. La saveur est astringente et un peu amère. L'infusion est reconnue d'utilité publique depuis des siècles dans les diarrhées chroniques ainsi que dans tous les écoulements chroniques. Elle était aussi préconisée dans la tuberculose pulmonaire.

Ses propriétés sont donc

- Par voie interne: astringente et anti diarrhéique. On l'utilisera en infusion > 20 grammes de pétales de rose par litre d'eau que l'on laissera infuser 10 minutes. On prendra 3 tasses par jour avant les repas.

- Par voie externe: anti-inflammatoire, antiprurigineux et astringent. On l'utilisera en infusé concentré pour les gargarismes (maux de gorge) et en compresses pour les problèmes de peau.

Il n'y a aucune contre indication connue à ce jour.

Les roses pâles (Rosa centifolia) ont des propriétés laxatives. 1 pincée de pétales de roses, en infusion, dans 2 tasses d'eau un peu miellée que l'on prendra à jeun, en deux doses pendant quelques jours. C'est un laxatif doux.

Les roses pâles (Rosa centifolia) ont des propriétés laxatives. 1 pincée de pétales de roses, en infusion, dans 2 tasses d'eau un peu miellée que l'on prendra à jeun, en deux doses pendant quelques jours. C'est un laxatif doux.

Vinaigre rosat

Vinaigre rosat

Recette du vinaigre rosat

Faire macérer pendant 8 jours, 100 grammes de pétales secs, pulvérisés dans 1 litre de vinaigre fort; à utiliser en gargarismes en cas de maux de gorge. 1 à 2 cuillères à café dans 1 verre d'eau.

Il est important de rappeler: ce blog n'est pas une incitation à l'automédication. Il est juste un éveil au monde des plantes et un partage de savoirs. Les plantes ne sont pas des produits anodins. En cas de problème, il est indispensable de consulter un médecin ou demander conseil à un pharmacien.

Il est important de rappeler: ce blog n'est pas une incitation à l'automédication. Il est juste un éveil au monde des plantes et un partage de savoirs. Les plantes ne sont pas des produits anodins. En cas de problème, il est indispensable de consulter un médecin ou demander conseil à un pharmacien.

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Angelica archangelica

6 Mai 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Botanique

Angelica archangelica

Angelica archangelica

L'angélique de la famille des Apiaceae, même famille que la carotte;

On l'appelle aussi Archangélique, herbe du Saint-Esprit, Herbe aux anges, etc.

C'est une plante herbacée vivant 2 à 4 ans, pouvant atteindre 2 mètres de haut. La mienne entame sa 2ème année. Elle n'a pas encore fleuri, j'attends avec impatience.

Ses tiges sont rondes, vertes, creuses, striées ou cannelées, parfois teintées de rouge et ramifiées dans le tiers supérieur.
Ses tiges sont rondes, vertes, creuses, striées ou cannelées, parfois teintées de rouge et ramifiées dans le tiers supérieur.

Ses tiges sont rondes, vertes, creuses, striées ou cannelées, parfois teintées de rouge et ramifiées dans le tiers supérieur.

Les feuilles sont alternes, glabres, grandes. Le pétiole des feuilles supérieures forme une gaine renflée qui enveloppe les jeunes inflorescences (sur la photo, l'Angélique de mon jardin).

Les feuilles sont alternes, glabres, grandes. Le pétiole des feuilles supérieures forme une gaine renflée qui enveloppe les jeunes inflorescences (sur la photo, l'Angélique de mon jardin).

Les fleurs sont vert jaunâtre en ombelles hémisphériques de 20 à 40 rayons et peuvent atteindre jusqu'à 40cm de diamètre.

Les fleurs sont vert jaunâtre en ombelles hémisphériques de 20 à 40 rayons et peuvent atteindre jusqu'à 40cm de diamètre.

Les fruits sont des diakènes aplatis en ailes ondulées. Merci à Pierre Goujon pour la photo, lorsque j'aurais la mienne, je la remplacerais.

Les fruits sont des diakènes aplatis en ailes ondulées. Merci à Pierre Goujon pour la photo, lorsque j'aurais la mienne, je la remplacerais.

C'est une plante de réputation extraordinaire et magique:

"herbe du St Esprit, Gabriel, messager de Dieu, l'aurait révélée aux hommes. Miraculeuse, elle aurait éloigné la peste, comme l'atteste Paracelse, et protégé de tous les venins... Elle rendrait presque immortel".

C'est une plante majeure agissant sur la régulation du système neurovégétatif.

Au XIXème siècle, on a écrit à propos de l'Angélique: "si cette plante avait le mérite d'être étrangère, elle serait aussi précieuse pour nous que le ginseng l'est pour les chinois, elle se vendrait à prix d'or".

On utilisera les fruits, vus plus haut et la souche. L'odeur est aromatique, la saveur d'abord sucrée puis amère et piquante. Les plantes médicinales sont surprenantes et ont plus d'un tour dans leur "sac".

On utilisera les fruits, vus plus haut et la souche. L'odeur est aromatique, la saveur d'abord sucrée puis amère et piquante. Les plantes médicinales sont surprenantes et ont plus d'un tour dans leur "sac".

Comme vous aurez pu le comprendre...

Elle a un plus d'un tour dans son sac:

Tonique amer, carminatif, anti-convulsivant, relaxant musculaire, tonique général, anxiolytique, antioxydant, expectorant asséchant, diurétique, sudorifique, antitussif,  emménagogue, galactogène, son huile essentielle est antispasmodique.

Donc...

J'en veux tout de suite!

On l'utilisera en infusé (semences), en décocté (racine), en teinture, alcoolature, en vin, liqueur, et, cerise sur le gâteau en tiges confites. Miam!

On l'utilisera en infusé (semences), en décocté (racine), en teinture, alcoolature, en vin, liqueur, et, cerise sur le gâteau en tiges confites. Miam!

Mais...

Il faudra faire attention!

- À fortes doses, elle pet être abortive car elle est oestrogénique.

- Elle peut favoriser une photosensibilisation (surtout son huile essentielle) due à un de ses constituants: les furano-coumarines.

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Citrus aurantium variété amara

5 Avril 2020 , Rédigé par Aimji Publié dans #Botanique

C'est un arbre ou un arbuste qui peut atteindre 5 mètres de haut. Il est faiblement épineux. Le mien est en pot, issu d'un semis et est âgé de 3 ans. Je songe à l'implanter au jardin car il est à l'étroit. Il supporterait la pleine terre car il fait de plus en plus chaud. Cet oranger est moins fragile que les oranges douces et supporte une température de - 6°. Seul "hic" il craint le vent...

C'est un arbre ou un arbuste qui peut atteindre 5 mètres de haut. Il est faiblement épineux. Le mien est en pot, issu d'un semis et est âgé de 3 ans. Je songe à l'implanter au jardin car il est à l'étroit. Il supporterait la pleine terre car il fait de plus en plus chaud. Cet oranger est moins fragile que les oranges douces et supporte une température de - 6°. Seul "hic" il craint le vent...

J'ai préparé ce post pendant que la confiture cuisait, façon inhabituelle de vous annoncer une plante...

Citrus aurantium variété amara ou oranger amer.

On l'appelle aussi bigaradier, oranger de Séville, etc.

L'origine de son nom : les oranges amères sont appelées bigarades, nom issu du provençal "bigarrado" qui désigne cette orange "aigre".

 

 

Les feuilles sont entières, d'un vert foncé brillant, persistantes. On observe un pétiole dilaté et ailé dans sa partie supérieure.

Les feuilles sont entières, d'un vert foncé brillant, persistantes. On observe un pétiole dilaté et ailé dans sa partie supérieure.

Les inflorescences sont composées de fleurs solitaires groupées par 2 à 3 à l'aisselle des feuilles.

Les inflorescences sont composées de fleurs solitaires groupées par 2 à 3 à l'aisselle des feuilles.

Les fleurs, blanches, très odorantes ont des pétales charnus. La corolle est dialypétale (à pétales libres) et pentamère (5 pétales). on remarque de nombreuses étamines.

Les fleurs, blanches, très odorantes ont des pétales charnus. La corolle est dialypétale (à pétales libres) et pentamère (5 pétales). on remarque de nombreuses étamines.

Les fruits sont des baies globuleuses contenant de nombreuses poches sécrétrices et de nombreuses graines, les pépins.

Les fruits sont des baies globuleuses contenant de nombreuses poches sécrétrices et de nombreuses graines, les pépins.

Les parties utilisées sont la fleur et les boutons floraux, la feuille, le péricarpe (écorce), récoltées sur les fruits frais avant maturité complète.

Les constituants connus sont des alcaloïdes pour l'écorce. Des flavonoïdes et des huiles essentielles: néroli pour les fleurs, petit grain bigarade pour les feuilles et essence pour le zeste.

 

Citrus aurantium variété amara

Par voie interne, il agit comme sédatif, anxiolytique, relaxant, antispasmodique, digestif et son écorce a des propriétés stomachique (qui facilitent le travail de l'estomac) et tonique amer. On pourra l'utiliser sous forme d' huiles essentielles, en infusé et en décocté.

Par voie externe, il est également sédatif, relaxant, antispasmodique et anti microbien. On l'utilisera sous forme d'huile essentielle et en décocté que l'on appliquera à l'aide de compresses.

Précautions d'emploi: Aucunes contre-indications mentionnées, à ce jour, aux doses conseillées.

Il faut savoir: Le zeste de l'orange amère contient de la synéphrine, une substance proche de l'éphédrine et de l'adrénaline. Cette propriété a été mise à profit dans certaines préparations amaigrissantes afin de relancer la lipolyse. L'utilisation doit en être modérée.

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Chelidonium majus

31 Mars 2020 , Rédigé par Aimji Publié dans #Botanique

Un beau talus recouvert de Chélidoine. On peut le voir en descendant le sentier de Paradis.

Un beau talus recouvert de Chélidoine. On peut le voir en descendant le sentier de Paradis.

Chelidonium majus, la chélidoine de la famille des Papaveraceae, la même famille que le coquelicot.

On l'appelle aussi herbe aux verrues, herbe d'hirondelle, herbe à la vue, etc.

L'origine de son nom vient du grec > chelidon = hirondelle car ces oiseaux frotteraient les yeux de leurs petits avec le suc de chélidoine pour les faire ouvrir ou encore, la plante fleurit lorsque les hirondelles reviennent...

 

Plante entière. C'est une plante herbacée, vivace, très courante, qui peut atteindre 80cm de haut et que l'on rencontre au bord des chemins, sur les talus et sur les vieux murs.

Plante entière. C'est une plante herbacée, vivace, très courante, qui peut atteindre 80cm de haut et que l'on rencontre au bord des chemins, sur les talus et sur les vieux murs.

Sa tige est dressée, cylindrique et couverte de poils.

Sa tige est dressée, cylindrique et couverte de poils.

Ses feuilles sont alternes, molles, bleu-vert, en 5 à 7 segments dont le lobe terminal est le plus développé.

Ses feuilles sont alternes, molles, bleu-vert, en 5 à 7 segments dont le lobe terminal est le plus développé.

Les fleurs sont jaunes, dialypétales (pétales non soudées entre elles), à 4 pétales en croix, et 2 sépales jaunâtres caducs. Les étamines sont nombreuses.

Les fleurs sont jaunes, dialypétales (pétales non soudées entre elles), à 4 pétales en croix, et 2 sépales jaunâtres caducs. Les étamines sont nombreuses.

Présence dans toute la plante de latex jaune orangé.
Présence dans toute la plante de latex jaune orangé.

Présence dans toute la plante de latex jaune orangé.

On utilisera les parties aériennes fleuries (le latex par voie externe uniquement).

- Par voie interne, en infusé de plantes séchées. Antispasmodique des voies biliaires et du système digestif: améliore le flux biliaire sans augmenter la quantité de bile sécrétée. Analgésique léger des voies biliaires, carminatif (facilite l'élimination des gaz)  et cholagogue (action sur la chasse biliaire.

- par voie externe, le latex frais en application précise sur verrues et cors, 3 fois par jour. Le latex est verrucide, protéolytique (lyse des protéines), antiviral et anti-bactérien de contact. 

Chelidonium majus

Précautions à prendre:

- La chélidoine présente une certaine toxicité liée à la présence d'alcaloïdes. Elle devra être utilisée en mélange avec d'autres plantes et sur des durées modérées.

- Ne pas l'utiliser pendant la grossesse et l'allaitement.

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Le figuier, tout savoir...

11 Octobre 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Botanique

Figuier des Banians

Figuier des Banians

Longévité, arbres remarquables

Sans avoir la propension au gigantisme de son cousin indien, le figuier des Banians, notre figuier d'Europe ne reste pas toujours l'arbrisseau agrippé aux murailles ni l'arbuste touffu des jardins.

Le plus beau figuier de France, curieusement, ne croît pas dans le midi, mais dans le Finistère, à Roscoff, dans ce Léon septentrional au climat particulièrement doux, région de primeurs réputée.

Planté en 1621 dans le jardin de l'ancien couvent des Capucins, sur la route de Saint-Pol, il est un vrai monument naturel de cette belle ville et l'un des arbres les plus étonnants de notre pays.

Né d'un pied unique, il s'est étendu, par marcottage naturel des branches traînantes, lesquelles, se redressant, ont donné de nouveaux troncs.

De nombreux piliers soutiennent les très longues branches horizontales qui forment, par leur ensemble, une cime de 600 m².

À 347 ans, ce figuier donne à peu près 12 000 fruits chaque année.

La région côtière du Finistère semble très propice aux figuiers, il en existe aussi de très beaux pieds en Cornouaille.

Figuier de l'ancien couvent des Capucins à Roscoff

Figuier de l'ancien couvent des Capucins à Roscoff

Remerciements:

- à Gerbeaud et son site pour ses conseils de jardinage,

- à Pierre Lieuthagi pour la documentation extraite de son excellent livre "Arbres, arbustes et arbrisseaux"

- et à l'auteur de "La Feuille Charbinoise" site fort intéressant surs les arbres remarquables, mais pas que...

C'est grâce à ces acteurs que j'ai pu construire le dossier sur le figuier.

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Le figuier, tout savoir!

9 Octobre 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Botanique

Blastophage

Blastophage

Particularités biologiques

L'inflorescence du figuier et les étapes de la floraison à fructification sont exceptionnelles et méritent quelques lignes.

La figue n'est pas un vrai fruit mais, en langage botanique, un réceptacle, creusé en outre, ouvert au sommet par un "œil" que protègent quelques écailles, tapissé intérieurement de fleurs minuscules, très nombreuses, et les vrais fruits sont les innombrables pépins.

Trois poussées de figues se succèdent chaque année sur les arbrisseaux sauvages ou "caprifiguiers":

- au printemps, les réceptacles renferment des fleurs femelles à style court, stériles, et, vers l'œil, des fleurs mâles productrices de pollen;

- en été, des fleurs femelles fertiles à style long;

- en automne, des fleurs à nouveau toutes stériles.

La pollinisation et la fécondation seraient donc impossibles sans l'intervention d'un agent extérieur transporteur de pollen des figues de printemps à celles de l'été.

Ce convoyeur est un hyménoptère minuscule, le Blastophaga psenes, qui réalise avec le figuier une symbiose puisque ni l'arbre ni l'insecte ne pourraient se reproduire sans assistance mutuelle.

Au printemps, les femelles Blastophaga pondent dans les fleurs stériles et y suscitent des galles. En sortent des insectes mâles et femelles qui s'accouplent aussitôt dans la figue. Les femelles de la nouvelle génération, en quittant leur gîte, reçoivent le pollen des fleurs mâles serrées autour de l'orifice.

Dans les figues d'été, où elles se rendent alors, la longueur du style les empêchent de pondre mais la pollinisation est assurée et les fruits pourront murir.

Il se trouve cependant, chez le figuier sauvage, quelques fleurs à style court où les blastophages auront pu pondre: une deuxième génération d'été ira "parasiter" à son tour les figues d'automne à fleurs stériles des caprifiguiers, où les larves passeront l'hiver à l'abri, avant de recommencer le cycle au printemps.

Fleurs femelles

Fleurs femelles

Chez la plupart des figuiers cultivés,les réceptacles ne renferment que des fleurs femelles à style long et la fécondation naturelle est impossible.

Ces arbres, sans doute sélectionnés dès la plus haute antiquité, mûrissent cependant leurs figues par un phénomène de parthénocarpie et donnent deux récoltes annuelles, l'une au début de l'été ("figuiers fleurs" grosses et très succulentes), l'autre à l'automne (figues plus petites mais plus savoureuses).

La visite des blastophages a pour effet de hâter la maturation; elle est indispensable chez certaines variétés non sujettes à la parthénocarpie.

Les peuples méditerranéens avaient observé que le voisinage des figuiers sauvages était favorable aux fruits des arbres cultivés et, très tôt, pratiquèrent la caprification, opération qui consiste à suspendre aux branches des figuiers domestiques des colliers de capri-figues ou des branches de caprifiguiers chargées de fruits porteurs des insectes auxiliaires.

Le figuier, tout savoir!

Déjà connue des Phéniciens, la caprification est décrite en détail par Théophraste, quatre siècles avant J-C.

Les anciens, comme la plupart des naturalistes jusqu'au XVIIIème siècle, croyaient à la génération spontanée des insectes.

Les figues, pour eux, engendraient des "moucherons" qui, ayant épuisé les réserves de leur premier gîte, passaient aux fruits des figuiers domestiques: "Ils en ouvrent les pores, et, pénétrant ainsi à l'intérieur, ils y font d'abord entrer le soleil avec eux et livrent passage aux souffles fécondants" (Pline, Histoire Naturelle).

Parfois on plantait aussi des pieds sauvages parmi les arbres cultivés et c'est encore ce que l'on dut faire en Californie quand on y introduisit le figuier de Smyrne, lequel resta stérile pendant 10 ans en l'absence de blastophages.

Dans le midi, on avance de près d'un mois la maturation des figues d'automne non fécondées en plaçant une goutte d'huile d'olive à l'œil, quand ce dernier commence à rougir, à l'aide d'une paille ou d'une plume. Cette pseudo caprification a pour effet d'activer la parthénocarpie.

Certains auteurs assurent que la visite de l'insecte n'a pas d'autre conséquence et que la stimulation consécutive à son entrée dans le réceptacle suffit à susciter ou à accélérer le processus de mûrissement.

À suivre...

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