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il faut savoir

Vous avez dit insaponifiable?

18 Décembre 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Vous avez dit insaponifiable?

Insaponifiable...

Veut dire: qui ne peut pas se transformer en savon. Dans une huile végétale, c'est la partie qui ne réagit pas avec la soude, et donc, garde ses vertus.

Un savon maison, comme je vous l'ai expliqué, contiendra naturellement la portion insaponifiable, ce qui lui donnera des propriétés uniques, contrairement aux savons industriels.

Ce pourcentage d'insaponifiable peut atteindre 15% dans le beurre de karité et 52% dans la cire d'abeille.

Teneurs en insaponifiable de certaines huiles et beurres:

- Basse (< à 1%): beurre de karité raffiné, huiles raffinées.

- Haute (6 à 17%): beurre de karité non raffiné.

- Très haute (50% et plus): cire d'abeille.

- Totalement insaponifiable (près de 100%): huile minérale, paraffine.  

 

 

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Un ennemi invisible...

3 Septembre 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Un ennemi invisible...

J'ai nommé "Le sucre"

"Le sucre drogue dure des enfants" titrait le monde il y a déjà 30 ans.

En précisant que le sucre pur est plus toxique pour le cerveau des enfants que l'est la cocaïne pour les adultes. Nous tirons encore une fois la sonnette d'alarme sur cet ennemi invisible.

Mais il faut comprendre ce qui se joue vraiment:

Le sucre c'est du carburant, mis à disposition facilement, il donne la sensation de facilité à notre organisme en le privant de toute forme de travail pour arriver à la satisfaction. Dans ce sens, il agit comme une drogue. En effet, quand nous produisons un effort, le cerveau, quand nous avons réussi par nous même, nous décerne une dose d'endorphine et de cocaïnique par le faisceau de la satisfaction. La difficulté des drogues est de donner le résultat sans travail et de rendre le cerveau incapable d'affronter des difficultés, totalement dépendant de la drogue pour sa satisfaction. À ce niveau, le sucre fait la même chose.

C'est pour cela qu'il a une action anxiolytique. C'est toujours une tentation d'avoir une solution sans effort, ça calme, mais cela ne fait pas grandir? Cela n'aide pas les enfants dans leurs apprentissages.

Un ennemi invisible...

Dans l'utérus, nous recevons le sucre directement venant du placenta puis du cordon.

Nous sommes, ainsi, totalement dépendants de l'extérieur. Notre chemin d'évolution est d'aller vers l'autonomie. Notre évolution à ce niveau peut parfaitement se mesurer à notre capacité à se passer d'aliments sucrés.

L'industrie a vite compris l'intérêt de mettre des drogues un peu partout pour mieux vendre.

Nous savons, aujourd'hui, que le sucre est toxique pour de nombreuses maladies.

La cellule cancéreuse se nourrit de sucre plus que toutes les autres. Manger très sucré c'est faire comme une culture de cancers.

Le sucre favorise aussi toutes les maladies dégénératives.

Globalement, il empêche toutes les évolutions psychologiques et personnelles vers l'accomplissement et génère toutes les maladies qui sont la conséquence de ces blocages.

 

Un ennemi invisible...

Le Parisien fait savoir que "faisant écho à de nombreux médecins, le film "sugarland", sorti en salles, pointe les dangers de cette substance sournoise qui se cache jusque dans les plats salés.

Le journal explique ainsi sur une double page que "le danger se niche moins dans les petits cubes blancs au bord de nos tasses à café que dans les sirops de fructose ou de glucoses ajoutés discrètement par les industriels dans tous les plats vendus en grande surface".

Article paru dans la Lettre Médecine du sens N° 195

Mots-clés: sucré

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Grillon ou cigale?

15 Août 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Grillon ou cigale?

Rappelez-vous...

La cigale, ayant chanté tout l'été,

Se trouva fort dépourvue, quand la bise fut venue.

Pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau.

Elle alla crier famine chez la fourmi se voisine,

La priant de lui prêter quelques grains pour subsister jusqu'à la saison nouvelle.

Je vous paierais, lui dit elle, avant l'août, foi d'animal, intérêt et principal.

La fourmi n'est pas prêteuse, c'est la son moindre défaut,

"Que faisiez-vous au temps chaud? Dit-elle à cette emprunteuse.

- Nuit et jour à tout venant, je chantais, ne vous déplaise.

- Vous chantiez? J'en suis fort aise.Eh bien dansez maintenant."

Cicada orni, de la famille des Cicadidae.

Cicada orni, de la famille des Cicadidae.

Les cigales...

...sont de couleur générale brune, leur corps est long de 5 à 9 centimètres. Il existe aussi des cigales vertes, qui préfèrent s'installer sur les végétaux bien verts. Leur bouche possède une sorte de longue trompe rigide, le rostrum, appelé rostre, qu’elles plantent dans les racins et d'autres organes végétaux afin de se nourrir. Elles disposent de quatre longues ailes transparentes avec des traits ou des points noirs selon les espèces.

La 1ère apparition de la cigale remonte à 264 millions d'années.

Les cigales se nourrissent de la sève d'arbres ou d'arbustes, qu'elles prélèvent à l'aide de leur rostre situé sous la tête. 

Les œufs sont pondus en été en France, au collet d'arbustes et d'herbes. À la fin de l'été ou à l'automne les œufs donnent des larves qui vont s'enfouir dans le sol, pour plusieurs années en général (17 ans pour la Magicicada septendecim). 

Pendant la période larvaire souterraine, qui dure de 10 mois à plusieurs années, la nutrition se fait sur des racines. Les pattes avant sont munies d'une structure fouisseuse qui permet de creuser des galeries. La structure de l'abdomen est telle que l'urine abondante des larves de cigales est canalisée vers les pattes avant, ce qui permet de ramollir la terre. 

Ce n'est que durant la dernière année de sa vie que commence la vie aérienne de la cigale. La nymphe sort de terre et se fixe sur une tige ou un tronc, voire sur une pierre et commence sa dernière mue ou « mue imaginale ». La cigale se transforme alors en insecte adulte dit « parfait » pour se reproduire durant seulement un mois et demi.

La cymbalisation est produite chez le mâle et a pour fonction d'attirer les femelles. Dès que la température est suffisamment élevée (environ25 °C), le mâle « chante », ou plus exactement, il cymbalise.

La cymbalisation est le résultat de la déformation d'une membrane (un peu comme le couvercle d'un bidon) actionnée par un muscle. Le son produit est amplifié dans une caisse de résonance et s'évacue par des évents. La fréquence et la modulation de la cymbalisation caractérisent les différentes espèces de cigales. Le but de cette cymbalisation est d'attirer les femelles de la même espèce.

Une erreur fréquente est de dire que les cigales stridulent comme le criquet. En effet, la stridulation est produite par le frottement de deux parties du corps d'un insecte (ou plus généralement d'un arthropode, car les mygales stridulent aussi, par exemple), alors que la cigale mâle possède un organe phonatoire spécialisé, les cymbales, qui est situé dans son abdomen.

Si vous voulez en savoir plus...

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Grillon ou cigale?

14 Août 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Grillon ou cigale?

Grillon ou cigale?

Cet après-midi, le soleil était de nouveau bien présent au jardin.

Dès qu'il est bien présent, on entend ce bruit de fond qui rappelle le midi. Et quand on apprend que les sauterelles, elles aussi, font crisser leurs ailes, alors là...

 

Je vous présente le grillon (c'est un jeune), Gryllus campestris de la famille des Grillydeae.

Je vous présente le grillon (c'est un jeune), Gryllus campestris de la famille des Grillydeae.

Les Gryllidés (Gryllidae) sont une  famille d'insectes plus communément appelés grillons.

Les femelles sont munies d'un long ovipositeur ensiforme (en forme d'épée) et possèdent de longues antennes fines.

On différencie les deux sexes principalement grâce à cet ovipositeur, mais aussi au fait que les mâles sont pourvus d'organes sonores situés à la base des élytres. Donc, ce sont eux qui nous enchantent.

Il existe près de 5 000 espèces de Gryllidae dans le monde dont une vingtaine en France (en comptant les courtilières et les grillons myrmécophiles, c'est à dire ceux qui aient les fourmis).

Femelle

Femelle

La tête, presque sphérique, est flanquée de chaque côté d’yeux gros et saillants, les antennes sont longues et filiformes.

Le thorax est de forme trapézoïdale et est d'apparence trapue, il est résistant et robuste. L'extrémité de l'abdomen est munie de cerques (appendices situés à l'extrémité de l'abdomen de certains insectes).

Comme tous les insectes, les gryllidés possèdent six pattes. Les pattes postérieures sont très développées et adaptées au saut.

Chez la plupart des espèces, les ailes des grillons ne sont pas adaptées au vol. Les ailes antérieures sont développées en élytres constitués de chitine dure et résistante, faisant office de bouclier et d'organes stridulatoires ; les ailes ont donc perdu leur rôle d'organes locomoteurs.

Et les femelles?

Il y a quelques différences qui permettent de distinguer les mâles des femelles :

  • ce sont en général les mâles de certaines espèces qui stridulent, pour attirer les femelles ;
  • les femelles possèdent un oviscapte, sorte de tube effilé à l'arrière, qu'elles enfoncent dans le sol pour y déposer les œufs.

Si vous voulez en savoir plus, lien ci-dessous

Demain, je vous présente "dame cigale"

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Les plantes sont étonnantes!

12 Août 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Oestrogènes et phyto-oestrogènes

Oestrogènes et phyto-oestrogènes

Les phyto-oestrogènes

Ce sont des composés naturels présents dans les plantes, ils ont une structure chimique analogue à celle des hormones stéroïdes endogènes.

Pour la petite histoire, l'apparition d'une infertilité chez des brebis australiennes qui broutaient dans des champs de trèfles et l'incidence plus faible des cancers gynécologiques, des maladies cardiovasculaires et de l'ostéoporose chez les femmes japonaises consommatrices de soja sont à l'origine de la mise en évidence de leur action biologique.

 

Le trèfle, Trifolium pratense

Le trèfle, Trifolium pratense

Les phyto-oestrogènes appartiennent à différentes classes chimiques:

- Les isoflavones

- Les lignanes

- Les coumestanes

- Les flavonoïdes prénylés

- Les dérivés du stilbène

Graines de lin

Graines de lin

Les lignanes, 

sont des composés qui interviennent avec les lignines dans les processus de lignification des plantes.

On les trouve principalement dans les graines oléagineuses (tournesol, noisette, noix), dans les céréales (orge, seigle), dans certains fruits (mûres, groseille, cerise, myrtille, cassis...), mais surtout dans le thé vert et les graines de lin (75 à 100 fois plus que dans les autres sources alimentaires).

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Dans la série, les plantes sont étonnantes...

12 Août 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Cholestérol et phytostérols (sitostérol et sitostanol)

Cholestérol et phytostérols (sitostérol et sitostanol)

Les stérols végétaux ou...

... phytostérols sont des composés naturellement présents dans les plantes.

On les trouve principalement dans des aliments comme le germe de blé, les huiles végétales, les graines de tournesol mais tous les fruits et les légumes en contiennent plus ou moins.

La fonction des phytostérols est identique à celle du cholestérol chez les animaux: maintenir la structure et la fonction de la membrane cellulaire.

La structure chimique des phytostérols et de leur dérivés hydrogénés: les phytostanols, est proche de celle du cholestérol mais comporte quelques différences qui sont responsables de leur faible absorption.

Réserve de phytostérols

Réserve de phytostérols

La consommation quotidienne de phytostérols dans les pays occidentaux est estimée entre 100 et 300mg suivant la richesse de notre alimentation en légumes et fruits surtout oléagineux.

Propriétés des phytostérols:

- Les phytostérols réduisent le taux de cholestérol sanguin en limitant son absorption intestinale.

- Ils possèdent des propriétés anti-inflammatoires, antipyrétiques et surtout immunomodulantes.

- Plusieurs plantes médicinales comme la racine d'ortie, les extraits de pollen de seigle et les graines de courge contiennent des taux significatifs de phytostérols qui exercent un effet favorable dans le cas d'hypertrophie bénigne de la prostate.

 

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La théorie des signatures

7 Août 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Paracelse

Paracelse

La théorie des signatures ou principe de signature

C'est un mode de compréhension du monde dans lequel l'apparence des végétaux, est censée révéler leur usage et leur fonction. Elle s'applique surtout aux plantes médicinales, en vertu de leurs pouvoirs thérapeutiques.

Cette théorie, a été reprise par de nombreux médecins, botanistes et alchimistes. Elle disparaît du monde savant à partir du XVIIIème siècle. 

Cette période marquera le début d'une nouvelle approche du monde végétal

Paracelse, médecin suisse, chimiste, botaniste (1493 à 1541), publie d'importants travaux sur l'utilisation des plantes en médecine. Il entrevoit la notion de "principe actif" et développe "la théorie des signatures".

Selon la Théorie des Humeurs (froid, chaud, sec, humide) d'Hippocrate.

Galien (le père de la galénique) préconisait de soigner les maladies froides par le chaud, le sec par l'humide, c'est à dire les opposés (en grec "allos").

Paracelse s'oppose à ce principe en préconisant de traiter le chaud par le chaud, le sec par le sec, c'est-à-dire par "le même" (en grec "homéo"), s'approchant ainsi de l'idée de l'homéopathie.

 

 

 

Scrofulaire et son rhizome.
Scrofulaire et son rhizome.

Scrofulaire et son rhizome.

Cela s'est vérifié pour plusieurs d'entre-elles

- La Scrofulaire noueuse est sensée soigner les pathologies comme la polyarthrite rhumatoïde, la scrofule, toutes pathologies avec des nodosité.

- Le latex de la Chélidoine est jaune comme la bile et la chélidoine est active sur le foie.

- Les feuilles de la Pulmonaire ont des taches blanches rappelant les alvéoles pulmonaires. On l'utilise dans le système respiratoire.

- L'inflorescence de la Sanguisorbe est rouge comme le sang, elle a des propriétés hémostatiques.

D'autres...

Ce sont révélées être plus que fantaisistes.

 

Chélidoine et son latex (Chelidonium majus), "l'herbe aux verrues".
Chélidoine et son latex (Chelidonium majus), "l'herbe aux verrues".

Chélidoine et son latex (Chelidonium majus), "l'herbe aux verrues".

Pulmonaire et sa feuille de (Pulmonaria officinalis).
Pulmonaire et sa feuille de (Pulmonaria officinalis).

Pulmonaire et sa feuille de (Pulmonaria officinalis).

Sanguisorbe et son inflorescence (Sanguisorba minor).
Sanguisorbe et son inflorescence (Sanguisorba minor).

Sanguisorbe et son inflorescence (Sanguisorba minor).

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Très intéressant!

22 Juillet 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Les animaux domestiques savent-ils se soigner ?

Les animaux domestiques savent-ils se soigner ?

Certains animaux, comme les chimpanzés, les éléphants ou même les insectes pratiquent l’automédication dans leur milieu naturel grâce notamment à l’ingestion de plantes médicinales. Les animaux domestiques ont-ils eux aussi cette faculté ?

 Dans les années 70, le primatologue britannique Richard Wrangham est le premier à noter, chez des chimpanzés de Tanzanie, un curieux phénomène. En pleine période des pluies, où les larves parasitaires abondent, ils changent leur régime alimentaire pour gober tout rond une herbe velue l’Aspilia mossambicensis.

Le règne de l’animal médecin

En observant leurs selles, ils concluent qu’ils s’en servent comme vermifuges. Le biologiste Michael Huffman, de l’université de Kyoto, a, lui aussi, démontré que les chimpanzés, infectés par des vers intestinaux, choisissaient d’ingérer l’essence amère de Vernonia amygdalina (aussi appelé Gymnanthemum amygdalinum), un arbuste d’Afrique tropicale aux propriétés antiparasitaires. En France, la primatologue Sabrina Krief a mis en lumière, toujours chez les chimpanzés, leur système d’automédication très élaboré : ils n’utilisent pas moins d’une quarantaine de plantes pour se soigner ! Au-delà des primates, ce phénomène d’autoguérison existe chez nombre d’animaux, même les moins évolués au niveau cognitif. Selon Thierry Lefèvre, chercheur en biologie évolutive, les chenilles augmentent leur consommation d’une plante riche en alcaloïdes lorsqu’elles sont infectées par des larves de guêpes parasitoïde.

De là à en conclure que tous les animaux ont cette faculté y compris les animaux domestiques ? La question interpelle, en tout cas, les experts comme Sabrina Krief. Dans sa thèse en 2003, elle préconise l’étude des comportements d’automédication chez les animaux captifs ou domestiques en introduisant des plantes médicinales dans leur environnement.

Le sujet passionne justement l’anglaise Caroline Ingraham depuis plus de trente ans. Formée à l’aromathérapie scientifique et nourrie de ses multiples enquêtes de terrain, elle a fondé en Angleterre le concept de « zoopharmacognosie appliquée » (du grec zoon pour animal, pharmakonpour remède et gnosie pour connaissance).

Très intéressant!
En quoi consiste la zoopharmacognosie appliquée ?

Le principe : mettre à disposition d’animaux en captivité ou domestiqués différentes substances pharmacologiques actives issues de plantes (huiles essentielles, nutriments notamment) avec une valeur médicinale plutôt que nutritive. Caroline Ingraham part du postulat que l’animal sait exactement quelle substance choisir pour se soigner grâce, dit-elle, à une réponse physiologique innée liée aux récepteurs du goût et de l’odorat. C’est en Californie, il y a une vingtaine d’années, qu’elle pose les bases de sa nouvelle approche en étudiant les chevaux : « Ils furent mes premiers professeurs en zoopharmacognosie appliquée. Ils m’ont montré comment ils choisissent des huiles essentielles selon leurs problématiques. Par exemple, lorsqu’ils sont blessés, ils choisissent l’huile essentielle d’Achillée millefeuille que ce soit par inhalation, voie orale ou en application topique. » Plus étonnant encore, elle raconte comment les chevaux régulent le dosage des substances et leur mode d’application : « S’ils ont besoin d’une application plus forte, ils ingèrent l’huile essentielle avec le dessous de la langue, beaucoup plus vascularisé. Donc l’huile circule dans le sang beaucoup plus vite ! Un cheval souffrant d’anxiété choisira une autre huile en préférant souvent l’inhaler. Elle monte ainsi très rapidement au cerveau, ce qui facilite une modification de son comportement. »

Quelque temps plus tard, Caroline Ingraham utilise le fruit de ses recherches avec son propre chien Gunner, victime d’une hémorragie interne, après avoir été mordu par un serpent à sonnette en Californie. Le vétérinaire ne peut plus rien faire. Caroline, se souvenant avoir vu des chevaux choisir de l’huile essentielle de carotte lors de dommages cellulaires internes, en propose à Gunner. Selon elle, les saignements diminuent alors immédiatement et son chien se remet rapidement.

Une approche qui séduit

Son expertise dans ce domaine commence à intéresser les zoos et refuges qui l’appellent pour leurs éléphants ou leurs chimpanzés. En France, elle intervient par exemple auprès des éleveurs bio de chèvres. Certains spécialistes du comportement animal, comme Michael Huffman, n’hésitent pas à échanger avec elle sur son approche en zoopharmacognosie appliquée. Une pratique qu’elle fait évoluer peu à peu : « J’ai mis des années à décrypter le comportement des chiens pour comprendre comment ils acceptent ou refusent un remède. Leurs signaux sont très subtils. Il est plus facile de travailler avec des chats qui ont seulement besoin d’inhaler pour assimiler le bon dosage. Le juste dosage, choisi par l’animal, est crucial pour que le remède fonctionne. Je ne pose aucun diagnostic même si on peut glaner beaucoup d’informations précieuses en observant ce que l’animal sélectionne.»

Cette démarche a convaincu Paulina Druri, comportementaliste canin en Bourgogne. Depuis 2014, elle suit régulièrement les stages de Caroline Ingraham : « Au début, je ne croyais pas du tout au fait que le chien avait ce pouvoir de choisir. Quand Caroline a proposé plusieurs bols avec des nutriments à mon chien, un croisé labrador, je pensais qu’il allait tout manger ! Mais non, il a choisi très précisément. Ça m’a bluffée et perturbée aussi, car je croyais bien le connaître et savoir ce qu’il lui fallait. Or il a sélectionné des huiles essentielles et des remèdes avec des propriétés antidépressives et je ne m’attendais pas à ça… ». Paulina Druri réitère l’expérience avec ses trois chiens et découvre une autre façon de communiquer : « C’est toute une rééducation humaine en réalité. J’ai appris à laisser le contrôle à mes chiens. Surtout ne pas les forcer, mais les écouter et repérer leurs signaux quand ils choisissent une substance. Bien évidemment, il n’est pas question de remplacer les traitements vétérinaires, mais c’est un bon complément. » Cette approche, elle la propose à présent dans sa palette d’ateliers professionnels en matière d’éducation canine.

Très intéressant!
Quand la chienne Lexi fait le choix de la menthe poivrée

Ce jour de juin, elle reçoit une collègue éducateur canin, Lætitia, qui vient de Franche-Comté pour sa chienne Lexi. Une première pour cette femelle berger allemand croisée beauceron. Lætitia s’inquiète : « Elle se gratte beaucoup, rien ne la soulage et j’ai l’impression que quelque chose ne va pas ». Avant la séance, elle a rempli un questionnaire détaillé sur Lexi : traitements, vaccination, stérilisation, alimentation. Paulina accueille Lexi et place sur le sol des bols contenant chacun un nutriment « pour observer s’il y a une carence » : spiruline, orge commun, églantier, réglisse, Harpagophytum et huile de coco. Lexi s’approche et renifle un à un les bols et s’arrête sur l’huile de coco qu’elle va lapper entièrement avant de pousser le bol vide vers Paulina. La chienne en reprendra plusieurs fois dédaignant les autres bols. Puis Paulina tend sa main à Lexi avec de l’argile, aux propriétés notamment antifongiques. La chienne lèche un peu la poudre, ferme les yeux, des signes de consentement selon l’éducatrice. Puis, la chienne se couche sur le dos exposant son ventre : « C’est sa façon d’indiquer où et comment elle veut que l’argile soit appliquée. Si c’est bien pour elle, Lexi va laisser la poudre sinon elle la léchera pour l’enlever. A nous de bien observer ce qu’elle demande », explique Paulina. De fait, Lexi en redemandera pendant les deux heures de séances et finira par se rouler dedans. Paulina ouvre aussi son coffret d’huiles essentielles, en sort une quinzaine pour tester les réactions de la chienne. A chaque fois, le protocole est le même : Paulina débouche le flacon et attend. Pas besoin de trop s’approcher, les chiens ont 40 fois plus de neurones olfactifs que l’homme. L’huile essentielle de thym n’inspire pas Lexi, qui tourne la tête. Le test avec la menthe poivrée est beaucoup plus clair : Lexi s’en désintéresse au début, mais réagit lorsque Paulina veut refermer le flacon. Rapidement, l’animal ferme les yeux, se couche et sa respiration s’apaise. Paulina dirige le flacon ouvert vers la chienne, qui reste immobile environ trois à quatre minutes avant de se lever soudain : « Voilà elle manifeste que c’est fini, elle a inhalé ce dont elle avait besoin et pas plus. On peut refermer. » A l’issue de la séance, Lexi aura sélectionné l’huile de coco, l’argile de l’absolue de fucus vésiculeux et plusieurs essences : menthe poivrée, ail, et bois de santal.

Un savoir-faire à manier avec précaution

Paulina se garde bien de poser un diagnostic. Elle prend soin aussi de montrer à Laetitia comment laisser le contrôle à sa chienne en toute sécurité : « C’est complexe lorsque par exemple l’animal veut lécher le produit, le dosage proposé ne s’improvise pas et il y a beaucoup de précautions à prendre. Autre règle : utiliser la zoopharmacognosie dans le cadre privé et consulter le vétérinaire chaque fois que c’est nécessaire. » Laetitia repart satisfaite avec des petits inhalateurs contenant une dose minime des huiles essentielles choisies par Lexi. Contactée quelques jours plus tard, elle témoigne : « Lorsque je propose ces huiles essentielles à Lexi, ça apaise vraiment ses grattages. Je suis soulagée de pouvoir l’aider pour des petits bobos du quotidien. Participer à son bien-être en lui faisant confiance c’est vraiment intéressant ». Même enthousiasme chez Sasha qui a découvert la zoopharmacognosie appliquée avec Paulina voici deux ans : « Cette facette de l’intelligence animale est une révélation pour moi. Aujourd’hui, j’ai pris l’habitude de demander à mon chien son autorisation pour lui faire un soin et c’est toute notre relation qui a changé. »

Attention toutefois, la zoo pharmacologie appliquée comporte aussi des risques et requiert de la vigilance. Caroline Ingraham met en garde : «Si on ne sait pas lire les réactions de l’animal ou si on ne le laisse pas choisir, on peut surdoser ou sous-doser ce dont il a besoin». Que l’on soit séduit ou non, mieux vaut s’abstenir que jouer les apprentis sorciers.

Un article extrait de la revue "Alternative Santé"

Article paru dans le journal nº 70

 Rédigé le 16 juillet 2019 par Caroline Pel

 

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

 

 

 

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Claude Bourguignon

18 Juillet 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

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Les buveurs de sève...

18 Juillet 2019 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Je n'approuve pas cette pratique...

Les buveurs de sève...
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