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Addictions (6)

17 Décembre 2020 , Rédigé par Simpl'etsens Publié dans #Dossier

Addictions (6)

Le café

Dans le cas du café, on peut parler d'une drogue lorsque l'on en consomme beaucoup, surtout si l'on consomme également du thé, du Red Bull, etc. Mais c'est une drogue avec peu de méfaits.

La caféine est un psychotrope. comme tous les psychotropes, elle agit sur certains récepteurs de notre cerveau. Sa structure est proche de l'adénosine, un neurotransmetteur qui a pour rôle de protéger le cerveau en ralentissant l'activité nerveuse, de manière à nous faire entrer dans un état de somnolence. Ce neurotransmetteur dilate également nos vaisseaux sanguins pour permettre une meilleure oxygénation du cerveau durant le sommeil. Comme la caféine possède une structure similaire à celle de l'adénosine, elle se fixe sur les mêmes récepteurs et empêche l'entrée en veille et en somnolence. Au lieu de ressentir une fatigue progressive, après avoir bu une tasse de café, notre métabolisme s'active et nos vaisseaux sanguins se contractent. Ce phénomène nous tient éveillés et stimule dans le même temps notre production d'adrénaline et de dopamine.

 

Addictions (6)

Si le syndrome de sevrage est réel, le terme d'addiction est abusif. Astrig Nehlig (directrice de recherche à l'INSERM, spécialiste du café), explique que "la dépendance au café n'existe pas" car l'impact du café sur le circuit de récompense n'est pas direct.

En revanche, il existe un phénomène de sevrage réel causé par l'évacuation des toxines qui se manifeste chez 10% de la population par des malaises et des maux de tête. L'importance de son impact social est également à prendre en compte. Le café incarne un message important de convivialité et de partage, en particulier dans le monde de l'entreprise où il est synonyme de "pause" et d'échanges stimulants. C'est un réel élément de partage, dont la signification sociale dépasse souvent la simple volonté de l'"effet boost". La dépendance au café est plutôt comportementale. Réduire sa consommation de café peut être perçu comme un refus de connexion et de partage social, une impolitesse, un isolement. Lors d'un sevrage, il faut bien prendre cette dynamique en compte, en proposant des boissons alternatives ayant la même fonction sociale.

À suivre...

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