Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Simpl'etsens.over-blog.com

Cépages interdits (suite)

8 Février 2020 , Rédigé par Aimji Publié dans #Il faut savoir

Cépages interdits (suite)

Comme les démonstrations "scientifiquement" convaincantes des effets des extraits aqueux ont longtemps manqué, la justification reposait essentiellement sur des usages traditionnels dans le traitement des jambes "lourdes".

Ce n'est qu'en 1960, en Allemagne, qu'est suggéré et démontré l'effet bénéfique sur les veines d'un produit contenant un extrait fluide de feuilles de vigne rouge, et en 1969 un laboratoire allemand extrait un fluide de feuilles de vigne rouge standardisé en anthocyanes, comme médicament pour le traitement de varices, phlébites, thrombophlébites, crampes aux mollets, et oedème des jambes.

Suivra en 1971 un produit semblable sous forme de gélules et comprimés. En France, c'est à partir de 1970 qu'est signalé l'usage bénéfique des feuilles de vigne rouge pour soulager les manifestations subjectives de l'insuffisance veineuse telles que "sensation de jambes lourdes et troubles capillaires".

Cépages interdits (suite)

Mais pourquoi tant insister sur ces signes cliniques?

Sans vouloir nous éloigner du sujet, il nous paraît utile et urgent de rappeler certaines données médicales actuelles en 2018: Les troubles que recouvre le terme "jambes lourdes" sont très sérieux, assez vastes et malheureusement sous-estimés en médecine conventionnelle.

80% des femmes, 48% des hommes en souffrent; non traités ou mal traités, ils finissent par déboucher sur de sérieuses complications cardio-vasculaires. De plus, cette insuffisance entraîne  des risques importants de phlébite et d'embolie pulmonaire. Environ 20 millions de français sont concernés.

On compte plus de 300 000 phlébites par an, et les embolies pulmonaires sont responsables chaque année de 15 000 décès. Les varices chez 45% des femmes et 15% des hommes), les oedèmes aux chevilles (chez 7% des hommes et 16% des femmes), les ulcères veineux (chez 0,5 à 1% de la population) sont des pathologies dont la fréquence augmente avec l'âge, et tourne autour de 2% chez les personnes de 80 ans et plus.

Or, un tiers des personnes concernées n'en parlent jamais à leur médecin. Tous les observateurs s'accordent sur le fait que les troubles veineux sont largement sous-estimés. 

Le public souffre d'un cruel manque d'information à ce sujet. S'ajoute à cela le fait que la Sécurité sociale, soucieuse d'économies, a malheureusement déremboursé les veinotoniques à base de polyphénols. De ce fait, 36% des personnes atteintes renonceraient à se soigner à cause du coût du traitement...

À suivre...

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article